CHRONIQUE - Mary Kingsley, la montagne des dieux - Glénat par Julie le 19/04/2012

Prix neuf :
14,50 €
En librairie le :
14/03/2012
Bof
Scénario
Christian Clot , Guillaume Dorison , Esteban Mathieu
Dessin :
Julien Telo
Série :
Mary Kingsley
Éditeur :
Glénat
Collection :
Explora
Format :
56 pages

La chronique en bref

En 1893, alors que l'impérialisme britannique bat son plein, Mary Kingsley, ici, une belle blonde en grande robe, débarque en Angola, son ombrelle dans une main et sa valise dans l'autre. Bien que le récit de cette bande dessinée soit bien réel, je me surprends à apprécier davantage les repères biographiques placés à la fin de l'album.

La chronique de Julie :

En 1893, alors que l'impérialisme britannique bat son plein, Mary Kingsley, ici, une belle blonde en grande robe, débarque en Angola, son ombrelle dans une main et sa valise dans l'autre. Aussitôt, des petits voyous fraichement débarqués eux aussi, volent les affaires de la demoiselle. Mais c'est un voyou plus rusé qui lui ramènera son bagage, avant de s'embarquer avec elle vers les tribus africaines. Le prétexte ? Acheter des masques pour les revendre à Londres. Mais cet opportuniste ne fera pas long feu non plus, comprenant qu'il ne gagnera rien dans cette affaire. Que vient chercher cette jeune femme, seule, au milieu de l'Afrique ? Et pourquoi veut-elle remonter le fleuve Ogooué jusqu'au Mont Cameroun ?

Mary Kingsley, devenue brutalement orpheline, n'avait jamais quitté Londres, ni même la Grande-Bretagne. Mais à présent, elle veut marcher dans les traces de son défunt père qui était anthropologue. Surprise, elle va y découvrir des peuples bien plus humains et matures que ceux qui lui avaient été décrits lors de son éducation victorienne.

Bien que le récit de cette bande dessinée soit bien réel, je me surprends à apprécier davantage les repères biographiques placés à la fin de l'album. L'histoire de cette anglaise qui part seule à la découverte des tribus africaines est intéressante et même surprenante puisqu'elle se déroule à l'époque où l'occident prend pour une donnée scientifique sa soi-disant supériorité raciale. Les personnages de la bande dessinée paraissent cependant bancals. Le scénario, bien qu'inspiré d'une histoire vraie, est maladroit et le personnage de cette jeune femme semble surjoué, décalé. Est-ce ses longs cheveux blonds bouclés et son visage poudré qui provoquent ce sentiment ou encore les dessins lourds et presque anachroniques ?

En tout cas, si la bande dessinée n'est pas terrible, l'histoire de cette femme hors du commun la rend peut-être incontournable.

L'échelle des humeurs du mouton