CHRONIQUE - Ralph Azham, T2 - Dupuis par jaythrotule le 20/12/2011

Prix neuf :
11,95 €
En librairie le :
26/08/ 2011
Pas mal
Scénario
Lewis Trondheim
Dessin :
Lewis Trondheim
Couleur :
Brigitte Findakly
Série :
Ralph Azham
Éditeur :
Dupuis
Format :
album cartonné 48 pages

La chronique en bref

Lewis Trondheim n'a pas fini de renverser les classiques de fantasy. Dés la première page, l'atmosphère de Brigitte Findakly annonce la couleur. Ce tome est dans l'exacte lignée du précédent, mais un sentiment de frustration se fait ressentir... Est-ce que par malheur, Trondheim n'aurait pas tout donné dans le premier tome ?

La chronique de jaythrotule
Lewis Trondheim n'a pas fini de renverser les classiques de fantasy. Rien qu'en regardant la couverture de La mort au début du chemin, on ne serait pas surpris de voir débarquer au détour d'un couloir de château en grosses pierres, un trio de jeunes sorciers, baguette à la main, prêts à en découdre avec un de leurs professeurs... Mais dans ce tome 2, les jeunes élus ont les cheveux bleus, pas de baguette, un pouvoir souvent inoffensif, et ne savent même pas qu'ils doivent se méfier à tout prix de l'intendant du château. Très vite c'est le carnage, et Ralph Azham et quelques compagnons doivent fuir, à nouveau.

Dés la première page, l'atmosphère de Brigitte Findakly annonce la couleur. Un grand ciel crépusculaire aux tons orangers sombres, entaché de grandes ombres noires, surplombe une tour au sommet d'une colline que la brume aura bientôt tout à fait engloutie. Cette couleur, le noir, reviendra à chaque intervention maléfique. Ralph Azham est jeté là, sans vraiment contrôler ce qui lui arrive, au début. La narration se veut très fluide. Tout vient naturellement, sans que les personnages n'aient besoin de le décider. Alors l'aventure s'engloutit sans faim. Après la découverte sur le père de Ralph dans le tome 1, cette seconde aventure nous livre de nouveaux secrets, sur sa mère, puis sur sa soeur. Mais surtout, elle dévoile le terrible ennemi, et son pouvoir : indestructible.

Ce tome est dans l'exacte lignée du précédent, mais un sentiment de frustration se fait ressentir tout de même, lorsque les personnages secondaires meurent, disparaissent ou sont abandonnés sans état d'âme alors qu'ils avaient un potentiel intéressant. Sentiment accentué par le caractère insensible et profondément égoïste de Ralph Azham qui finit par nous dégoûter. Est-ce que par malheur, Trondheim n'aurait pas tout donné dans le premier tome ?


L'échelle des humeurs du mouton