CHRONIQUE - Les Aigles de Rome, T3 : Livre III - Dargaud par gilles le 17/11/2011

Prix neuf :
13,95 €
En librairie le :
10/11/2011
Bravo
Scénario
Enrico Marini
Dessin :
Enrico Marini
Couleur :
Enrico Marini
Série :
Les Aigles de Rome
Éditeur :
Dargaud

La chronique en bref

Après deux tomes de mise en place, Enrico Marini parvient dans ce tome 3 au cœur de son histoire, en Germania Alliant avec justesse véracité historique, récit romanesque et prouesse graphique, il propulse les Aigles de Rome au Panthéon des bandes dessinées à avoir absolument dans sa bibliothèque

La chronique de Gilles:

Après deux tomes de mise en place, Enrico Marini parvient dans ce tome 3 des Aigles de Rome au cœur de son histoire, en Germania. Envoyé comme espion auprès de son frère d'adoption Arminius, Marcus découvre la froideur et l'inhospitalité de la terre des Germains. Ne pouvant compter que sur lui-même, il va devoir percer à jour les intentions d'Arminius et tenter de survivre aux dangers qui le guettent.

Enrico Marini réalise, pour son premier essai en tant que scénariste, un péplum mené de main de maître. S'inspirant de la légende allemande du guerrier Arminius, il met un poing d'honneur à respecter le maximum de cohérence historique dans son récit. Si beaucoup de personnages sont fictifs, la situation géopolitique de la Germania de l'époque et l'existence d'Arminius lui-même dévoilent un pan peu glorieux de l'histoire de l'Empire romain, peu connu du grand public. Par ailleurs, Enrico Marini articule son scénario autour de la relation d'amitié complexe qui unit Arminius et son frère, et de l'histoire d'amour impossible entre Marcus et la belle Priscilla, pour le plus grand plaisir des amateurs d'épopées romanesques.

Ce récit historique expose tout le génie du dessin de Marini. Ses planches dessinées à l'encre de chine et colorées à l'aquarelle sont un régal pour les yeux. Après deux tomes de décors chaleureux de Rome, ce volume se déroule uniquement dans les paysages gris et hostiles de Germania, que Marini se fait un plaisir de dépeindre. Si certaines planches offrent de magnifiques tableaux, comme la réception avec danseurs nus du général Varus, Marini ne se laisse pas aller à la tentation du pur roman graphique, et capte la totale attention du lecteur sur son intrigue.

Ayant affiné la fluidité de son scénario et la maitrise moins ordurière du langage de ses personnages, Enrico Marini offre à ses fans une œuvre digne des plus grands de la bande dessinée. Alliant avec justesse véracité historique, récit romanesque et prouesse graphique, il propulse les Aigles de Rome au Panthéon des bandes dessinées à avoir absolument dans sa bibliothèque. Vivement la suite !

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