CHRONIQUE - Voyageur - Passé, T4 - Glénat par emmanuel le 12/09/2011

Prix neuf :
13.50 €
En librairie le :
20/04/2011
Bravo
Scénario
Eric Stalner , Pierre Boisserie
Dessin :
Eric Liberge
Série :
Voyageur (Le)
Éditeur :
Glénat
Collection :
grafica
Format :
24*32
Thème(s) :
eric liberge , glénat , Rome antique , pierre boisserie

La chronique en bref

On se régale et on découvre une époque bien loin de celle décrite par Jacques Martin dans Alix Hormis, un bon duo de scénariste, une des forces de ce tome vient du travail d’Eric Lieberge

Le synopsis des éditions Glénat
Nous retrouvons Fish, physiquement et mentalement abîmé, gladiateur à Lutèce dans l'Antiquité. Il attend Vedder pour retourner dans le futur. Les deux frères se retrouvent enfin, mais ne peuvent partir aussi vite : un saut quantique serait dangereux pour la santé précaire de Fish, et il y a un homme qu'ils ne peuvent laisser dans l'Antiquité, car il a un rôle capital à jouer dans le futur. Mais ces derniers moments dans l'arène vont se révéler funestes pour les Voyageurs…
Ce dernier tome avant l'épilogue est dessiné par Éric Liberge, qui retourne au superbe style qu’il utilise sur sa série Monsieur Mardi-Gras Descendres.

La chronique d’Emmanuel
La Rome antique était-elle aussi violente ? Voyageur est une série composée de trois parties: Passé, Présent, Futur. Dans ce quatrième tome de la sérié passé les auteurs nous transportent dans les arènes de Lutèce en 40 Après JC. On se régale et on découvre une époque bien loin de celle décrite par Jacques Martin dans Alix.
Dans ce tome, Fish va affronter la mort dans les arènes des gladiateurs. Son maître n’est autre que Issa. L’arrivée de Vedder devrait pouvoir éviter aux deux gladiateurs un combat meurtrier. Vedder saura-t-il et voudra-t-il sauver son frère ainsi que Issa ?
Le scénario de cette série est intéressant et de qualité. Pierre Boisserie et Eric Stanler forment un duo de choc. Ils nous surprennent régulièrement grâce aux effets de la téléportation. En mêlant science fiction et histoire, en décrivant une Lutèce antique hyper violente où tout n’est que la résultante d’intrigues politiques, les deux scénaristes donnent à cette oeuvre un caractère très original et dépaysant. La relation complexe qui unit Fish à son frère rend l’intrigue encore plus captivante.
Hormis, un bon duo de scénariste, une des forces de ce tome vient du travail d’Eric Lieberge. Celui ci arrive à communiquer une violence inouïe lors des combats de gladiateurs ainsi qu’une dépravation sans borne dans les tavernes de Lutèce. Le tout est appuyé par des dessins des arènes extrêmement détaillés. L’ambiance est lourde et angoissante, il nous viendrait presque à l’idée de lever le pouce à la fin d’un combat.
Cette BD s’adresse principalement aux adultes. Ce tome ne peut toutefois se lire sans avoir lu les précédents tomes que je vous recommande aussi.

Votre chroniqueur

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